HOMMAGE

A une Grande Dame qui a transformé ma vie... A Celle à qui je dois énormément et pour qui je n'aurai jamais assez de dévotion et ne saurai suffisamment servir... A ma Maîtresse... A Maîtresse Saadienne.

samedi 6 juillet 2013

Un donjon improvisé...première partie. (rétrospective 2011-2012)

Certaines illustrations de cet article sont extraites de 2 articles sur la flagellation du blog de ma Maîtresse; je recommande la lecture de ces articles:
http://saadienne.blogspot.fr/2013/01/breve-histoire-de-la-flagellation_13.html?utm_source=BP_recent 
http://saadienne.blogspot.fr/2013/01/breve-histoire-de-la-flagellation.html?utm_source=BP_recent

15/02/2012 : une belle journée d'hiver, glaciale à souhait...

Sur le trajet
…  partie écrite dans le train qui me conduit vers ma Maîtresse
Dans un peu plus d'une heure, je vais retrouver ma Maîtresse....  Plus de 6 ans maintenant que j'ai découvert le BDSM et suis devenu soumis, mais me rendre ainsi chez ma nouvelle Maîtresse est tout sauf une formalité... J'ai eu du mal à m'endormir hier soir et mon taux d'adrénaline est déjà très élevé...
Bien sûr, je ne sais rien de ce qui m'attend, si ce n'est que je connais Ses pratiques préférées et que je sais que Sa sévérité rivalise avec Sa beauté; j'ai déjà eu deux fois la chance de pouvoir le vérifier... Je sais que je vais souffrir, mais aussi que je vais y prendre du plaisir.
Je ressens un curieux mélange de crainte, d'impatience de la revoir et de joie de pouvoir m'offrir à nouveau à Elle.
J'ai presque plus de crainte de ne pas être à la hauteur de Ses attentes que de peur de ce qui m'attend.

L’écriture de ce qui suit est commencée dans le train sur le chemin du retour ; les instruments de flagellation se rappellent à mon bon souvenir dès que je bouge un peu mes fesses sur le siège du train…



Arrivée chez Elle
J’arrive à proximité de chez Elle 3/4h à l’avance ; l’émotion est déjà très forte ; il faut que je me calme avant de me présenter à Elle ; je décide d’aller marcher un peu au bord du Rhône pour me détendre et me redonner un peu de contenance…Une couche de glace revêt le Rhône, sur une étendue de plusieurs mètres depuis le rivage...
Presque l’heure du Rendez-Vous : je sors fébrilement mon portable de ma sacoche pour la prévenir, comme convenu, que je suis près de chez Elle. Elle m’informe que son mari va venir me chercher à un endroit qu’Elle me précise.
Son mari me fait monter dans son salon ; surprise : une lumière tamisée et des bougies allumées…
Je m’empresse d’aller saluer ma Maîtresse qui m’informe que malgré le chauffage, il fait trop froid dans le donjon et donc Elle va s’occuper de moi dans le salon ; de nombreuses images vues sur son blog me reviennent alors : le temps où Elle n’avait pas encore son donjon et où Elle dominait dans ce salon ; j’ai toujours été très admiratif de son imagination et de ce qu’Elle arrivait à faire dans ce cadre là avec des moyens réduits…
Après quelques échanges notamment à propos de son nouveau blog, Elle me demande de me déshabiller et me met un bandeau sur les yeux pour oublier l’atmosphère du salon… Je vais garder ce bandeau toute la séance.


La Flagellation
Elle m'informe qu'Elle va travailler mon endurance à la flagellation.


Je repense alors à des récits de flagellation d'esclaves de la Rome Antique que je suis en train de lire; flagellations très dures dont certaines à mort. Bien sûr, je ne suis pas dans la même situation; je sais que mon “guide” veillera à ne pas me faire tomber dans le gouffre, mais aussi qu'il va m'emmener plus près du vide...; mais n'est-ce pas ce que ce que je recherche ?...
Elle commence par m'installer sur ses genoux pour une fessée manuelle; bien que ses fessées soient énergiques et sans concessions, c'est pour moi un véritable bonheur de me retrouver dans cette situation. J'en oublie complètement la douleur...



photo prise lors d'une rencontre ultérieure dans son donjon, dans une situation identique.

 Après cet échauffement, Elle me conduit pour m'allonger sur le ventre sur la table du salon. Plusieurs instruments se succèdent alors; j'ai retenu (j'en oublie sans doute et ne les cite pas forcément dans l'ordre): le paddle, le martinet, la canne (quand Elle m'annonce la canne, un frémissement me parcourt le corps...), la baguette (sensiblement aussi mordante que la canne...), et j'ai droit, pour finir, à découvrir le fouet, instrument à la fois redoutable et mythique... Subir le fouet... un peu un fantasme pour moi...



 A un moment, Elle remarque que çà ne marque pas beaucoup sur mes fesses (J'adore ses remarques amusées sur mon état et mes réactions !)... Au vu du résultat le lendemain, je pense qu'Elle s'est rattrapée après...
Au fur et à mesure que la flagellation se poursuit (elle a duré un bon moment...), les morsures deviennent de plus en plus vives. Mes fesses se contractent malgré moi, souvent avant que le coup n'arrive.  Pour la canne, Maîtresse me demande de ne pas les contracter:
“çà va te faire encore plus mal parce que la canne va rebondir”...
 "oui, Maîtresse, mais c'est vraiment un réflexe que j'ai du mal à maîtriser..."
A plusieurs reprises, il me faut compter ou décompter les coups. A un moment, Maîtresse m'annonce une série de 24 à décompter; je commence: 24, 23... Elle m'arrête: “Non”, dit-Elle impérativement “23 3/4”; je dois reprendre: “23 3/4, 23 1/2...” au total 4 fois plus de coups, donc...plus ceux qui se rajoutent parce que je n'ai pas annoncé assez fort le comptage ou que je me suis trompé... 


Plusieurs fois, Elle me demande si je ne m'endors pas... Malgré la douleur, la question me fait sourire... Comment m'endormirai-je avec les douleurs très vives provoquées par ses instruments ? Je réalise maintenant que c'était certainement un moyen de vérifier mon état de conscience... Admirable Maîtresse !

J'arrive progressivement dans un état second. Je m'abandonne, offert dans une nudité totale à ma Maîtresse, sur cette table de salon faisant office, pour l'occasion, de table de punition... Une espèce d'harmonie se fait entre la morsure des coups et la musique ambiante. Sous l'effet des coups, mon cul gigote de plus en plus malgré moi, mais à un moment (réel ou effet de mon imagination ?), j'ai l'impression que Maîtresse rythme ses coups avec la musique et que par conséquence, ma “danse du cul” suit le rythme de la musique... Je suis presque envoûté par cette danse infernale...

Je subis le fouet comme dans un rêve...






 Un calme étrange s'installe dans mon esprit contrastant avec ma tension nerveuse du début. Je m'entends compter ou décompter machinalement les coups. J'ai l'impression de ne plus ressentir les morsures, et pourtant mon corps dénudé continue à gigoter malgré moi à chaque fois que le fouet s'abat sur lui ...Comme si mon esprit s'était séparé de mon corps.  J'imagine ma Maîtresse se réjouissant de ma danse du cul ce qui me fait sourire ... Je me sens presque bien...
Puis Maîtresse décide de passer à autre chose... Elle m'aide avec précautions à me relever et à m'agenouiller contre la table...


Interlude
Je suis agenouillé contre la table, la queue posée sur celle-ci...  Je ressens tout à coup une douleur assez localisée et ma Maîtresse me demande de me reculer; j'ai l'impression que ma queue reste accrochée à la table et la douleur s'accentue quand je recule. J'ignore l'instrument utilisé, mais j'entends ma Maîtresse s'amuser en envisageant de me la clouter une prochaine fois...Je repense à des scènes semblables vues sur le blog de son amie Maîtresse Coco...
Après avoir cherché en vain à me faire deviner quel était l'instrument utilisé, ma Maîtresse me donnera la solution... il s'agissait tout simplement de l'aiguille de ses talons !

Cet article appartient à la catégorie "rétrospective 2011-2012". Y figureront à terme tous les récits de nos rencontres depuis notre première rencontre jusqu'à début 2013. Il s'agit de tout le chemin BDSM parcouru dans cette période là en compagnie de ce guide merveilleux qu'est ma Maîtresse. Même si les différentes étapes de notre très beau parcours resteront à jamais gravées dans ma mémoire, elles ont toute leur place sur ce blog.

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